Lexique

Je réalise en écrivant un brouillon d’article que j’utilise des mots qui peuvent ne pas parler à tout le monde.
J’entame donc ici un lexique expliquant les mots utilisés ici comme ailleurs et qui font très souvent partie du vocabulaire militant. Ce lexique sera complété au fur et à mesure.


Végétarisme : Le végétarisme consiste à ne plus manger de viande ou de poisson (attention cependant : les Rastas se disent végétarien-nes et mangent du poisson. C’est la seule exception que je connaisse).

Végétalisme :  Le végétalisme est va un peu plus loin car en plus de la viande et du poisson, l@ végétalien-ne ne consomme pas non plus de produits laitiers, d’œufs, ni de miel.
=> Le végétarisme et le végétalisme sont surtout des régimes alimentaires.

Véganisme : Le véganisme est une idéologie politique consistant à être végétalien-ne (et même dans une certaine mesure, végétarien-ne) et à ne pas non plus consommer / porter / utiliser de matières animale d’aucune sorte : laine, cuir, soie, cachemire, etc. à éviter au maximum les cosmétiques faisant des tests sur les animaux, etc. Les véganes militent aussi pour la libération et/ou l’égalité animale (quoi que le terme « égalité » puisse vouloir dire dans ce contexte).

Spécisme : Calque de l’anglais « speciesism », inventé le Britannique Richard Ryder et repris par l’Australien Peter Singer dans les années 1970 pour la première fois, ce mot est construit sur le modèle de « racism » (racisme).
Le spécisme est une discrimination basée sur l’espèce et selon laquelle l’espèce humaine  est supérieure à l’ensemble des autres espèces animales, avec pour conséquences une hiérarchisation des espèces que l’on estime « utiles » ou dignes d’intérêt et/ou d’affection, la réduction à l’état d’objets ou de jouets pour certains et l’exploitation voire leur mise à mort pour d’autres. Tout ceci pour des raisons allant du loisir (corrida, équitation) à l’alimentation, en passant par l’expérimentation et autres tests en laboratoire.
Sources : Wikitionary, Réseau antispéciste (reseau-antispeciste.org)

Carnisme : Le carnisme est un système de croyance, ou idéologie, selon laquelle il est considéré comme éthique de consommer certains animaux. Le carnisme s’oppose essentiellement au végétarisme ou au véganisme. Le terme carnisme a été défini en 2001 par la psychologue sociale Melanie Joy. Selon Dr Joy, c’est parce que le carnisme est une idéologie violente et dominante qu’il est resté anonyme et invisible, et de ce fait, manger de la viande est considéré comme une évidence plutôt que comme un choix. Or lorsque manger de la viande n’est pas une nécessité pour sa propre survie, cela devient un choix, et les choix proviennent toujours de convictions.
Le carnisme est donc une conséquence du spécisme et s’oppose au végétalisme.
Source : Wikipédia

Végéphobie : Terme utilisé par des végétariens / végétaliens / véganes qui confondent oppression et discriminations avec désagréments et préjudices parce que s’inventer des oppressions est à la mode chez certaines personnes.

Définition extraite de la brochure : « Combattre la végéphobie, Rejet du végétarisme pour les animaux »

Ce mot est composé du suffixe « phobie » et peut être mis en parallèle avec d’autres mots formés de la même manière désignant des comportements sociaux dont les enjeux sont politiques, notamment l’homophobie. Il désigne le rejet qu’on suscite en tant que végétarien pour les animaux. Les sentiments de peur, de mépris et même de haine l’accompagnent parfois. Les idéologies ne sont pas construites seulement autour d’idées, mais se fondent tout sur des émotions, des sentiments. L’idée de « phobie » semble un concept psychologique, mais on s’intéressera ici à son sens politique : si les végétariens sont rejetés, c’est qu’ils posent nécessairement, même à leur insu, la question de la consommation des chairs d’animaux. C’est en tant qu’opposants à la consommation de viande, et donc à la domination humaine, que les végétariens se retrouvent en butte à des réactions violentes.

… et la végéphobie

… et la végéphobie

Validisme : Le validisme est résultant de la structure sociale qui normalise le fait que la société et les infrastructures sont pensés par des personnes valides pour des personnes valides, en ne prenant pas en compte les personnes en situation de handicap, la société étant handicapée pour les personnes ne correspondant pas à la norme valide. La norme donc le modèle standard d’une personne n’ayant (et non pas « souffrant de ») aucun « handicap » physique ou mental. Les personnes ne correspondant pas à ce modèle se voient donc mis face à une infinité de difficultés.
Enfin, le validisme est l’idéologie selon laquelle les personnes en situation de handicap sont « anormales », que le handicap est l’une des pires choses qui puissent nous arriver mais aussi et surtout qu’il n’est ni utile ni rentable de prendre en compte leurs particularités dans la construction de la société.

À lire :

 

 

 

 

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